Les émotions de nos enfants - L'Essentiel des Parents
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Les émotions de nos enfants sous toutes les formes

Conseils, infos, témoignages et exercices. Vous trouverez dans ce podcast une multitudes de choses qui vous permettront de mieux comprendre la façon dont les émotions fonctionnent.

Faut-il laisser pleurer bébé ? Que se passe t-il au niveau de son cerveau ? Comment faire pour améliorer les choses ? etc…

L’émotion vient du latin « ex-movere » qui signifie mouvement vers l’extérieur.

C’est une sensation interne qui donne des informations sur une situation et qui va vers l’extérieur. L’émotion est influencée par les pensées (interprétations et observations) et est filtré par les expériences.

Les émotions chez l’enfant sont essentielles, car elles donnent des informations sur l’environnement qui l’entoure.

IL y a deux groupes d’émotion : Les émotions primaires, qui elles sont automatiques, reflexes et étroitement liées aux états du corps. Paul Ekman en se basant sur les expressions du visage en dénombre 6 : la peur, la colère, la tristesse, le dégoût, la joie et la surprise. Seul la surprise est double (Bonne surprise ou mauvaises surprise).

Ensuite les émotions secondaires, plus complexes et là le corps n’est pas toujours mobilisé.  Lié à la maturation cérébrale et font appel à des processus cognitifs élaborés. Elles seraient liées à l’image de soi et à l’estime de soi.

Le mécanisme d’une émotion chez l’enfant se déroule en 6 phases :

  1. J’observe une situation
  2. J’interprète cette situation
  3. Je ressens des sensations physiques
  4. Je ressens l’émotion
  5. Verbalisation ou non de l’émotion
  6. Passage à l’action ou pas.

Il est parfois difficile de considérer à quel point les émotions de nos enfants sont primordiales et aussi celles qui sont désagréables, pour pouvoir y faire face.  

Il est important de prendre en considération que les émotions sont liées à des changements physique et physiologique comme l’activation et la modification des amygdales, des glandes endocrines, sécrétion plus ou moins importantes d’hormones.

Tout n’est pas sous le contrôle de la volonté, chaque enfant n’a pas la même sensibilité sur les plans physiologique et hormonales. La gestion des émotions est aussi grandement liée  à la maturation du système nerveux et cérébral.

Au départ tout est ressenti, la réflexion ne vient qu’après un certain temps. Quand vous voyez un enfant crier et pleurer, ce n’est pas forcément le reflet d’une mauvaise gestion de ses émotions, mais elle est lié à l’immaturité du développement de certaines aires et connections cérébrales.

 Par moment nous nous sentons démuni face aux émotions de nos petits bouts.

Qu’est-ce que vient favoriser le bon développement des émotions ?

1°) les émotions sont en lien avec le développement langagier. Les émotions doivent aller vers l’extérieur et donc plus l’enfant grandi plus il est en mesure de pouvoir identifier, exprimer et comprendre les choses. Ça  lui permet de vivre correctement ses émotions.

D’ailleurs apprendre le langage des signes à son bébé, lui permettrai de s’exprimer plus tôt et donc aura très certainement un impact sur la gestion de ses émotions. Je rappe qu’actuellement notre bébé à 9 mois et nous essayons de lui apprendre quelques signes qu’il reproduit sans forcément y mettre de sens mais ça va venir.

2°) La sécurité, le lien d’attachement que vous allez créer avec votre enfant dès la naissance va lui donner la possibilité d’expérimenter la vie avec un sentiment de confiance et de sécurité ce qui viendra favoriser son autonomie. Vous avez été quelque uns à me demander s’il était possible de traiter de l’autonomie dans mon prochain podcast, je m’y colle prochainement.

Synthèse des éléments dont dépendent les émotions :

LE facteur tempérament-hérédité, les changements physiologiques et hormonaux, la maturation cérébrale, développement cognitif et intellectuel, développement du langage et le sentiment de sécurité interne, et la science à découvert que certaines bactéries dans notre estomac auraient également une influence… ça fait beaucoup de paramètres à prendre en compte. 

J’aimerai vous partager un élément important concernant la team des « je laisse pleurer mon enfant volontairement, c’est bon pour lui » ça fait bien longtemps que nous entendons cela, mais désormais avec l’imagerie cérébrale nous avons la certitude que ce n’est pas une bonne solution. Ma femme et moi comprenons vraiment cette compréhension, car par moment avec une accumulation de fatigue psychologique et physique, nous avons déjà eu envie de le laisser pleurer et de prendre du temps pour nous. (Mais nous savions que ce n’était pas bon pour lui, nous avons pris notre mal en patience).  Alors pourquoi il ne faut pas le laisser pleurer dans son coin.

Il vaut mieux prévenir que guérir, effectivement bien connaître son enfant pour lui éviter d’avoir des frustrations pouvant engendrer des pleurs. Le bébé ne fait jamais de caprice, il a des demandes et des besoins. Les pleurs engendrent l’hormone du stress, Il y a création de « Cortisol » et la cortisol s’attaque spécifiquement aires du cerveau impliqué dans la coordination de la cognition et des émotions. (L’hippocampe, le cortex préfrontal et l’amygdale). Il y a un risque d’atrophie ou un dérèglement fonctionnel au cours du vieillissement.

Certains enfants se retrouvent avec de grosses difficultés à gérer les frustrations, puisque le cerveau est incapable de traiter l’information correctement. Et ça peut perdurer à l’âge adulte. J’ai suivi une formation de moniteur éducateur et j’ai été amené à accompagner un certain nombre de personnes dans ce cas.

Qu’est-ce qui vient améliorer la gestion des émotions chez nous et nos enfants ?

Déjà avoir conscience de la complexité des émotions et d’adopter un comportement bienveillant, empathique et compréhensif envers son enfant mais aussi envers soi-même. Car c’est en s’aimant que l’on peut aimer les autres ! Je vous invite à consulter un article que j’ai écrit sur le blog l’essentiel des parents.com concernant la « prise de conscience ».

Face aux émotions nous avons deux comportements : la lutte et la fuite, la lutte fait partie de notre réaction instinctive, ça ne fonctionne pas et le pire c’est que quand nous avons eu l’habitude de lutter contre nos sentiments et émotions, nous finissons par éviter consciemment ou inconsciemment les contextes et situations dans lesquels nous pourrions nous vivre et ressentir des émotions. Des mécanismes s’instaurent, la peur nous empêche d’avoir des projets, elle nous empêche de montrer notre affection envers une personne qui compte pour nous, impossible de dire je t’aime et  progressivement notre cœur devient terne, cela favorise les addictions, les dépressions, certaines maladies, l’individualisme et j’en passe et des meilleurs.  Notre vision du monde se restreint et la souffrance grandi progressivement.

Ne l’oublier pas, les personnes les plus fortes, ce sont celles qui aime, qui s’aime, qui s’exprime, qui pleure, qui accepte, qui accueille les évènements tels qu’ils sont.

Je pratique Ho’oponopono quotidiennement : c’est un mot hawaïen qui signifie corriger ce qui est erroné.

Je ne vais vous parler que de l’exercice que je pratique, car il y a aussi beaucoup à en dire sur cette sagesse hawaïenne.

L’idée c’est de changer notre manière de penser et d’empreinte un autre circuit neuronal, de venir créer un automatisme, une répétition qui lui sera bénéfique.

Il y a mots à exprimer avec conscience : Désolé, pardon, merci et je t’aime.

Il faut comprendre que ce n’est pas forcément pour pardonner parce que l’autre le mérite, mais c’est parce que nous nous méritons d’avoir la paix et d’améliorer notre vie.

Ce sont des mots à répéter lors de situation qui peuvent être délicate et même dès le matin au réveil. Au lieu d’alimenter des schémas anxiogènes et négatifs.

Certaines études déclarent que pour changer une habitude il faut 21 jours pour le cerveau. Alors si vous le faite avec conscience il y aura des résultats.

Mais ce qui est top aussi c’est de l’enseigner à votre enfant, qui lui aussi s’adonnera à cette méthode. Qui viendra automatiquement générer chez lui de la bienveillance et de l’empathie.

C’est aussi un bon moyen pour venir désamorcer les conflits. D’ailleurs au lieu de fuir ou de lutter, on accepte, on accueil et on remercie.  

Ensuite, Il est nécessaire de s’observer, de prendre le temps de comprendre comment nous fonctionnons. C’est la technique qui a le mieux fonctionné pour moi. Pourquoi ?

Parce que, s’observer pendant une crise, ou pendant des décharges émotionnelles, une situation nous faisant perdre notre contrôle, c’est venir progressivement briser des schémas que nous avons répété tout au long de notre vie. Avec cet exercice de conscientisation, nous n’alimentons plus en énergies les émotions. Si au contraire, nous continuons à lutter, fuir, refuser, blâmer, s’attrister nous ne ferons que l’alimenter et nous ne réglerons absolument rien.

Pour venir conclure, j’aimerai vous partager quelques informations venant d’une psychothérapeute connue Isabelle Filliozat en disant que :

Qu’il y a de vraies subtilités dans les émotions, et qu’il peut facilement y avoir des incompréhensions, de mauvaises compréhensions  et forcément des actions non adaptés de notre part.

 Par exemple : Elle nous dit qu’il ne faut pas confondre : une décharge de stress et de la colère.

La colère est une émotion qui est réparatrice, elle permet de préserver un certaine équilibre, affirmation de soi et de ses limites, l’enfant à ce moment s’affirme est n’est pas d’accord. L’enfant vit une frustration et amorce une réaction réparatrice pour pouvoir y faire face.

Contrairement à la violence elle qui est l’échec de la colère, la violence qui elle a clairement la volonté de nuire et de détruire, une perte de contrôle, qui elle n’est pas réparatrice.

La réaction à avoir lorsque qu’il y a de la colère : Tu as le droit d’avoir de la colère, je te comprends vraiment, faire en sorte qu’il se sente entendu et compris et ainsi favoriser cette réparation.

La réaction à avoir lorsque l’enfant va dans tous les sens et que ce n’est pas de la colère, surtout si c’est avant 3 ans, prendre conscience qu’il est désorganisé dans son cerveau, il n’a pas la capacité de venir réguler ce qu’il se passe. Le stress n’est pas une émotion, c’est une réaction physiologique de saturation des sens. C’est l’amygdale dans le cerveau vient déclencher le stress et donc que faire ? Quand l’enfant hurle et se tape presque la tête par terre Trouver ce qui a déclenché la crise

  1. Ne pas lui dire, tu es en colère… puisque non c’est du stress.
  2. Faire des hypothèses, çela demande de prendre du recul pour nous les parents même en situation de crise, peut-être a-t-il soif ? la déshydratation engendre du stress et donc des réactions d’attaques.
  3. Peut-être qu’il a faim
  4. Peut-être qu’il a sommeil
  5. Peut-être est-ce le bruit ? sensibilité auditive
  6. Peut-être qu’il y a trop de lumière ?
  7. Peut-être qu’il y a eu une accumulation au cours de la journée.

S’assurer que ce n’est pas un besoin physiologique qui ne serait pas satisfait, car il y aura forcément une crise.

S’assurer que ce n’est pas en lien avec l’alimentation, car plusieurs produits peuvent déclencher une crise. D’ailleurs nous prévoyons de faire un article détaillé à ce sujet avec quelques idées recettes en prime. Sur l’essentiel des parents.com

Il y a d’innombrables causes… mais dans l’urgence, on se place à côté de lui et on lui dit : « C’est difficile pour toi, on sort la carte ultime de l’empathie (en essayant vraiment de comprendre son enfant). Mais si on a réussis à identifier l’origine de la crise, il sera plus facile de la désamorcer. On essaie progressivement de le prendre dans les bras…

Sachant qu’il y a trois phases dans la décharge de stress : attaque, fuite et immobilisation

Il va tenter de donner des coups, de fuir quand on n’essaie de le mettre dans les bras et ensuite il va s’immobiliser (cela peut prendre quelques secondes). Mais il faut tenir le coup. 

Pour les enfants de plus de trois ans, l’emmener dans un endroit où il va pouvoir libérer les tensions, en l’accompagnant et en le sécurisant et bien sûr  sans lui signifier qu’il fait quelques chose d’anormal. Il y a encore beaucoup à en dire mais le podcast arrive à sa fin, j’ai essayé de synthétiser le plus d’informations possible pour vous.

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